BFI
BFI Film Classics : Meshes of the Afternoon
Auteur·e·s John David Rhodes
Format livre broché
Année 2020
Langue(s) anglais
Pages 127 pages
Description
Meshes of the Afternoon, tourné en 1943 par Maya Deren et son mari de l'époque, Alexander Hammid, dans leur bungalow surplombant Sunset Boulevard pour la modique somme de 274,90 dollars, est le film le plus important de l'histoire du cinéma d'avant-garde américain. La collaboration artistique entre Deren et Hammid trouve son reflet déformé dans la vision de l'héroïne tourmentée du film. L'accent mis, à travers une série de séquences oniriques complexes et entremêlées, sur l'expérience féminine et la sphère domestique relie Meshes aux mélodrames hollywoodiens de l'époque, tandis que son atmosphère troublante, empreinte de terreur, de mort et de doubles, en fait un cousin « contre-cinématographique » du film noir. Le film a influencé non seulement l'histoire ultérieure du cinéma expérimental, mais aussi l'œuvre des auteurs hollywoodiens. C'est une référence incontournable du cinéma féminin, du cinéma moderne et de l'art moderne.
John David Rhodes retrace l'histoire du film à travers la vie de ses créateurs, en particulier celle de Deren. Il interprète le film comme l'aboutissement de l'intérêt constant de Deren pour le modernisme et de son engagement intense dans la politique socialiste. Rhodes soutient que, si le film reste une référence majeure pour les cinéastes féministes et les expérimentateurs, il constitue également un exemple d'art politique au sens le plus large du terme.
Dans sa préface à cette nouvelle édition, Rhodes revient sur l'importance et l'influence persistantes du film sur le cinéma féministe et d'avant-garde.
John David Rhodes est maître de conférences en études cinématographiques et culture visuelle à l'université de Cambridge, au Royaume-Uni. Il est l'auteur de Spectacle of Property: The House in American Film (2017) et de Stupendous, Miserable City: Pasolini's Rome (2007), ainsi que co-éditeur, avec Brian Price, de On Michael Haneke (2010), avec Laura Rascaroli, de Michelangelo Antonioni: Centenary Essays (BFI Publishing, 2011) et, avec Elena Gorfinkel, de Taking Place: Location and the Moving Image (2011). Il est également co-rédacteur en chef fondateur de la revue World Picture.