Sarah Pucill
Magic Mirror
Les institutions (universités, bibliothèques, musées, centres culturels…) doivent ajouter les droits de diffusion institutionnels à leur commande. Les tarifs varient selon votre région (Amérique du Nord, Europe & Royaume-Uni, Asie, Océanie).
Ajouter les droitsFormat DVD Interzone
Format original 16mm
Année 2013
Langue(s) anglais
Artiste(s) Sarah Pucill
Durée 75 min
Films
MAGIC MIRROR (2013) 75'
Description
Sarah Pucill réalise des films en 16 mm depuis l’obtention de son master au Slade en 1990. Depuis, ses films — tous financés par des fonds publics — ont été projetés et primés dans des festivals internationaux, et présentés dans des musées et galeries. Ses rétrospectives ont eu lieu notamment à la Tate Britain, au BFI Southbank, à l’Anthology Film Archives (New York), au Pleasure Dome (Toronto), à l’École des Beaux-Arts et au LA FilmForum. Tourné en 16 mm noir et blanc, Magic Mirror (2013) a été présenté en première à la Tate Modern, puis projeté à l’ICA et à la London Art Fair. Elle prépare actuellement une suite à Magic Mirror. Elle vit et travaille à Londres, et est professeure associée en arts plastiques à l’Université de Westminster.
À la fois essai et poème visuel, le film Magic Mirror de Sarah Pucill transpose la force saisissante de l’œuvre de Claude Cahun dans une série chorégraphiée de tableaux vivants. Recréant les photographies en noir et blanc de la surréaliste française à partir d’extraits choisis de son livre Aveux non avenus, le film explore les liens entre les images et les écrits de Cahun. La multi‑subjectivité de Claude Cahun, exprimée à la fois dans ses photographies et dans son ouvrage, sert de cadre au film où elle se déguise et se grime de multiples façons, échangeant d’identité entre les genres, les âges et les objets inanimés. Trois femmes incarnent les personnages de Cahun ; souvent, il est difficile de les distinguer. Cette fragmentation de l’identité se manifeste sous forme de double, persistant tout au long du film : double littéral par superposition, ombre, empreinte dans le sable, reflet dans l’eau, miroir ou verre déformant. De même, la voix se dédouble entre divers registres et accoutrements ; parfois elles se chevauchent, parfois elles dialoguent. L’esthétique kaléidoscopique qui parcourt le film tisse non seulement un lien entre image et parole, mais aussi entre l’œuvre de Cahun et les films de Sarah Pucill, créant un dialogue entre deux artistes partageant une iconographie et des préoccupations similaires.