Takahiko Iimura
Experiments in New York
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Format original 16mm
Année 1967-1984
Langue(s) japonais
Artiste(s) Takahiko Iimura
Durée 29 min
Films
NEW YORK SCENES (1967) 10'
NEW YORK HOT SPRINGS (1984) 11'
TALKING IN NEW YORK (1981) 8'
Description
Le premier film, New York Scenes (1967), est constitué de croquis de certaines scènes et de portraits d’amis du cinéaste ainsi que d’autres personnes. Il est divisé en cinq « chapitres », dont l’un met en scène le célèbre cinéaste Jack Smith avec son film Flaming Creatures. Le film présente une scène par chapitre, intitulés respectivement : Linda with a Lens, Jack Smith with his film "Flaming Creatures", Fire Hydrants on Broadway, Akiko on the Roof, et A Hippy in the Central Park.
Le deuxième film, New York Hot Springs (1984), a été réalisé à partir de la vapeur s’échappant des bouches d’égout, une scène typique des rues new-yorkaises en hiver, qui rappelait au cinéaste les sources thermales japonaises des montagnes volcaniques. Composé de plans montrant différentes vapeurs à dix endroits de la ville, le film est monté de manière séquentielle, chaque plan durant cinq secondes, et le cycle est répété dix fois. C’est une forme de film structurel, pourrait-on dire. Comme la forme de la vapeur change à chaque instant, on observe toujours une nouvelle image, même au même endroit.
Le troisième film, Talking in New York (1981), relève d’un cinéma à la première personne où Iimura est à la fois le caméraman et l’acteur. Se comportant comme un parfait étranger dans la ville, incapable d’en parler ou d’en comprendre la langue, il marche avec sa caméra dans des lieux emblématiques comme Times Square ou le sommet de l’Empire State Building, n’écoutant que sa propre voix prononçant les mots : « Je m’entends au moment même où je parle », en deux langues, le japonais et l’anglais. Ces paroles sont une citation du philosophe français Jacques Derrida, qui les qualifie « d’essence phénoménologique ».