Cinéastes de U à W Il y a 14 produits.

Liste des films organisé par le nom du cinéaste U à W

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  • Bart Vegter

    Bart Vegter fut un réalisateur de films expérimentaux néerlandais. Il est né en 1940 à Ferwerderadeel, Holland. Dans les années 1950 et 1960, Vegter poursuit ses études en ingénierie électronique à Eindhoven et ses années suivantes seront consacrées au travaille dans ce domaine.

    Entre 1976 et 1979 cependant, sa carrière se tourne de façon décisive vers le cinéma expérimental. C'est le moment où il étudie le cinéma à l'Université Libre de La Haye (Vrije Akademie) et prend contact avec les oeuvres d'autres réalisateurs expérimentaux néerlandais (Frans Zwartjes, Paul de Mol, Jacques Verbeek) et aussi avec le cinéma expérimental américain.

    Son tout premier film expérimental, HORIZONTALEN (Horizontales, 6', n/b), date de 1981. Pendant ses premières années en tant que cinéaste, il va travailler surtout avec des techniques d'animation traditionnelles. Ensuite, à partir des années 1990, Vegter commence à se servir des images de synthèse pour ses films dont le premier à en utiliser est NACHT-LICHT (Night Light, 13', 1993, couleur). Pendant sa carrière, il va produire des nombreux films à partir de cette technique.

    Vegter est décédé en 2011.

  • Stan Vanderbeek

    Sa première période (1955-1965) est marquée par des films composés de collages et de peintures animées. Selon l’artiste et critique d’art Daryl Chin, ces films ont “une énorme vitalité, une inventivité débordante et une humeur virulente qu’il partagea avec d’autres réalisateurs collagistes comme Robert Breer, Bruce Conner, Dick Preston”. Des films comme Science Friction (1959, 10’), Breathdeath (1963, 15’), A la Mode (1959, 7’) et Achoo Mr. Kerrooschev (1960, 2’) ont été réalisés à cette époque.

    Dans les années 1960, dans le cadre de ses recherches, Vanderbeek a crée à New York l’audacieux projet de théâtre “Movie Drome” ce qui lui a permis de créer un environnement tout à fait approprié à son travail synestésique (qui comprenait aussi bien le cinéma que la performance et la danse). Le réalisateur a mis presque dix ans pour développer ce projet qui consistait en un énorme dôme ayant pour but d’immerger les spectateurs dans un environnement envahit par les images projetées.

    À partir du milieu des années 1960, l’appétit des nouvelles technologies de Vanderbeek a augmenté et son usage des outils comme la vidéo a subi une croissance assez caractéristique. On peut le voir dans des oeuvres tel quelles Oh! (1968, 9’30”), Symmetricks (1972, 6’) et la série Poemfield, 8 films d’animations produits à partir d’un ordinateurs (1966-1971). Son travail avec les ordinateurs et ses expériences à partir d’hologrammes expriment son désir d’utiliser les technologies les plus complexes pour s’approcher autant que possible du fonctionnement du système nerveux humain.

    Outre son travail artistique et créatif dans le domaine de l’art vidéo, Vanderbeek enseigna et fût artiste en residence dans quelques importantes universités américaines. Il est décédé en 1984.

  • Dziga Vertov

    Dziga Vertov (1896-1954) est né en 1896 à Bialystok, une ville qui aujourd'hui appartient au territoire de la Pologne, mais qui alors faisait partie de l'Empire Russe. Incontestablement, Vertov est l'un des principaux noms de l'avant-garde cinématographique soviétique à côté d'Eisenstein, Poudovkine et Dovjenko.

    En 1923, il publia son manifeste le plus influent "Ciné-Œil" où il s'oppose à un cinéma dramatique et littéraire et propose un cinéma totalement affranchi des autres arts qui montre grâce à la caméra, « œil mécanique », « la vie en elle-même » et des « hommes nouveaux » réconciliés avec la machine. Son film le plus connu, "L'Homme à la caméra" (1929), est un manifeste filmé qui illustre ces thèses.

    En 1930, il sort "Enthousiasme", documentaire sonore, réalisé, monté et scénarisé par Vertov, l'un des tout premiers longs métrages soviétiques à utiliser le son.

    Avec l'ascension du Réalisme Socialiste (un mouvement artistique devenu officiel à partir des années 1930), peu à peu Vertov va s'éclipser de la scène cinématographique russe bien qu'il n'ait jamais abandonné le cinéma. Ses films et ses théories ont durablement marqué l'histoire du cinéma documentaire, notamment à travers des réalisateurs comme Jean Rouch (cinéma-vérité) ou Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin (groupe Dziga Vertov).

  • Paul Winkler

    Paul Winkler (1939) est un cinéaste expérimental né en Allemagne et établi en Australie depuis les années 1960. Avec Corinne et Arthur Cantrill, Albie Thoms et David Perry, Winkler a fait partie du noyau de la florissante scène du cinéma expérimental Australian des années 1960 et 1970.

    En Allemagne, Winkler apprend la maçonnerie avant d'émigrer en Australie en 1959. Son auto-apprentissage du cinéma et de son histoire commence en 1962 lorsqu'il réalise ses premiers films en travaillant d'abord en 8mm, avec une camera Bell & Howell, aussi bien qu'avec des appareils photo Canon. En 1967, il est passé au 16 mm avec une caméra Bolex dont il se sert depuis ce moment-là.

    Winkler a une approche surtout très organique du cinéma. Ses films sont une espèce de synthèse de l'intellect et de l'émotion, toujours exprimés dans la matière même du film de façon à trouver l'équilibre entre la forme et le contenu.

    Les images dans ses films sont identifiées par l'utilisation des dispositifs  à partir desquels elles sont créées. Winkler peut montrer une image inaltérée dans le début d'un film, mais ensuite, inévitablement, une altération va se produire (…). Surtout, il y a des superpositions ou surimpressions produits avec la tireuse optique, mais on trouve aussi chez lui des effets à partir de quelques de ses inventions. Celles-ci entraînent toujours des images nouvelles et rafraîchissantes, pleines d'impressions sensuelles.

    En 1995, le Musée d'Art Contemporain et le Sydney Intermedia Network ont consacré à Winkler une rétrospective qui rassemblait 30 de ses films. L'année suivante, la Harvard Film Archive au Centre Carpenter pour les arts visuels (Université de Harvard à Cambridge, Boston, Etats-Unis) a aussi projeté 30 films à Winkler dans une rétrospective de trois jours.

    Le Musée d'Art Moderne de New York détient 15 de ses films dans leur collection. Ses copies sont également disponibles depuis le Canadian Filmmakers Distribution Centre à Toronto, Canada; la New York Filmmakers Coop; la Light Cone, à Paris; la Rouge Avocato Films, en Allemagne; l'Archive National du Film et du Son, à Canberra, Australie et de nombreux autres points de vente dans le monde entier.

    Winkler a remporté des nombreux prix en Australie aussi bien qu'aux États-Unis, notamment celui octroyé par le Black Maria Film Festival (Ann Arbor, Chicago) et par le Festival de Films de Baltimore.

  • Virgil Widrich

    Virgil Widrich est un réalisateur et artiste multimédia autrichien.

    Il débuta dans la réalisation des films très tôt, avec l'âge de 13 ans en se servant d'une caméra super-8. 

    Au milieu des années 1980, Widrich commença à se intéresser aux images de synthèse. A ce moment-là, il a créé sa propre société qui distribuait des films plutôt artistiques, la Classic Films. Après un séjour aux Hollywood à la fin des années 1980, il retourne à son pays d'origine et fonde en 1993 le Diagonale Film Festival, dans le but de donner visibilité aux films autrichiens.

    En 2001, Widrich crée sa propre boîte de production, l'Amour Fou Films, afin de produire surtout des films d'art de jeunes réalisateurs. Il est aussi enseignant en Autriche. 

  • Ubu Films
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